Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas forcément. Maha en sait quelque chose, elle qui débutait le tournoi de la plus belle des façons, mais qui baissait un peu de régime lors du deuxième tour. Pas de quoi s’affoler cependant puisque d’une part c’est la loi du golf, Maha le sait bien maintenant, et que d’autre part il reste deux tours à jouer, comme elle le souligne elle-même.

Que s’est-il donc passé pour que la Gadarie concède quelques coups à la tête du classement ? Elle commençait malheureusement son parcours par un bogey au 1, mais elle se reprenait presque immédiatement grâce à un birdie au 3. La suite s’est effectivement mal enchaînée, surtout à la fin où elle concédait trois bogeys sur les quatre derniers trous.

« C’était une journée très difficile, sans réussite, ni au putting ni avec les fers et, en plus, j’ai eu du mal à juger les distances avec les rafales de vent qu’il y avait de temps en temps. Ça m’a enlevé un peu de confiance et, petit à petit, mon jeu s’est effrité et j’ai laissé beaucoup de coups au parcours. Je suis un peu déçue, évidemment, mais il reste deux jours et je sais que je peux bien jouer. »!

Ce n’est pas la fin du monde

A peine quelques minutes après avoir rendu sa carte, malgré l’adversité, Maha riait déjà de bon cœur avec Patricia MeunierLebouc, son coach. « Apprendre à gérer une partie de golf quelles que soient les conditions fait aussi partie du travail que nous faisons ensemble, remarque cette dernière pour expliquer la bonne humeur si vite retrouvée de Maha. Aujourd’hui, ça n’a pas tourné à son avantage. Elle a eu des coups très compliqués à faire et elle tapait un peu moins bien ses fers. Malgré ça, elle a continué à se battre. Ce que je regarde avant tout et ce que j’ai absolument adoré est que Maha s’est battue, qu’elle n’a jamais baissé les bras. Elle a continué à avancer. »

Quelques minutes après la fin de partie, les deux jeunes femmes prenaient la direction du practice pour travailler un peu et reprendre un chemin positif. « Ensuite, nous pourrons profiter de la soirée parce que ce n’est vraiment pas la fin du monde » conclut Patricia Meunier-Lebouc. n