Preuve, s’il en était encore besoin, que le parcours Bleu de Dar Es Salam est particulièrement délicat à aborder cette année, le cut du tournoi a été établi à 5 coups au-dessus du par. Ce dont a su tirer notamment profit la jeune amateur marocaine Lina Belmati (lire page suivante). 63 joueuses, sur les 126 qui avaient pris le dé- part jeudi, en découdront donc aujourd’hui et demain pour essayer de ravir la victoire.

Lydia Hall est doncla mieux située avec son score de 4 coups sous le par réussi vendredi. Avec les 3 coups sous le par qu’elle avait déjà engrangés jeudi, la voici à moins 7 avant d’aborder le troisième tour. Elle est donc la mieux placée. Pour le moment ! Car, pour le troisième tour, elle partagera sa partie avec ses deux poursuivantes, la plus proche étant l’Anglaise Annabel Dimmock, à deux coups, la seconde étant Suzann Pettersen, à trois coups. Lydia Hall dit se réjouir de cette confrontation directe: « Il me tarde de jouer avec Suzann. Nous avions partagé la même partie à l’Open de Dubaï, au mois de décembre dernier, lors du troisième tour. Je suis très impatiente de rejouer demain avec elle », déclarait-elle vendredi soir.

Guerre d’usure en perspective

Annabel Dimmock pourrait se sentir un peu comme une intruse entre ces deux amies si impatientes de se retrouver. Elle sera vite consolée si elle consulte les archives : lors de l’Omega Dubai Ladies Masters, le tournoi en question, cette chère Lydia avait pris la 23e place alors que Suzann pointait au 35e rang. Annabel, elle, avait abandonné après le premier tour.

Les compteurs sont donc remis à zéro et Annabel joue le rôle de celle qui est là mais sans l’avoir fait exprès: «C’est une surprise pour moi d’être actuellement deuxième du classement car, au début de la semaine, je ne jouais vraiment pas bien. Ces deux premiers oturs m’ont réussi mais rien n’est encore vraiment en place.» Quant à Suzann Pettersen, elle plaide coupable d’avoir fréquenté un peu trop les roughs du parcours bleu. Sans quoi, elle serait probablement largement en tête.

Parmi les nombreuses joueuses françaises engagées, seule Agathe Sauzon a pu tirer son épingle du jeu. Mais avec un total de 2 coups sous le par, il lui faudra batailler très sérieusement pour se mêler à la lutte finale. Les golfeuses espagnoles, elles aussi nombreuses à s’être alignées au départ, ne sont pas mieux loties. La première d’entre elles n’est autre que la tenante du titre, Nuria Iturrios, mais elle pointe assez loin avec son score de 1 coup au-dessus du par.