Dans ce premier tour très difficile pour tout le monde, Fayçal Serghini et l’amateur d’Agadir Ayoub Lguirati ont réussi à limiter la casse.

Dans cette première journée, les représentants du Royaume n’ont pas été à la fête. A l’image du reste du champ. Ils ont subi eux aussi la dure loi du parcours Rouge qui a encore renforcé ses défenses durant ces douze derniers mois. Dans ce contexte, Younès El Hassani pouvait être légitimement frustré de son premier tour. Car durant quinze trous, le Tangérois a parfaitement maîtrisé la situation. Passé en un coup au-dessus du par à l’aller (du 10 au 18), le n°1 Marocain en 2016 a vu son avantage fondre au gré de petites erreurs qui se sont accumulées sur sa fin de parcours, sur les trous 7, 8 («sur ce par 5, je regrette d’avoir manqué un petit putt pour le par ») et 9 où il a mis la balle dans l’eau pour un double bogey rageant..

Beaucoup de manque de chance

«Dès que vous êtes dans le rough, il est vraiment difficile de contrôler la balle», reconnaissait Younès, auteur finalement d’une carte de 77 (+4). Soit un coup de plus que l’amateur Ayoub Lguirati qui, aussitôt sa partie terminée, fila au practice, sans un mot, travailler sans relâche son swing aux côtés du coach de la FRMG, Santiago Luna. Soit un coup de plus que Fayçal Serghini qui a décidé de se fixer un objectif raisonnable, tant ce tournoi est relevé : passer le cut comme l’année dernière.

Après son premier tour en 77 (+4), Ahmed Marjane n’était pas mécontent de son score mais regrettait son manque de chance sur quelques mises en jeu et quelques coups de fer vers des drapeaux difficiles.

Ferment la marche le jeune espoir du golf marocain, Ayoub Id Omar, 78 (+5), coupable d’un finish malheureux avec un double bogey au 7 et un bogey sur le 9, un trou qui a fait beaucoup de dégâts dans ce premier tour, Abdelhaq Sabi (+7), en manque de compétition (seulement deux tournois de l’Atlas Pro Tour disputés cette année), et Yassine Touhami (+9), déçu de ne pas avoir réussi le moindre birdie.

«Je n’ai pas eu de chance sur les greens, ni sur les mises en jeu. J’étais à deux doigts de toucher les fairways mais ma balle finissait sa course dans les roughs », regrettait le joueur d’Agadir, passé pro en début d’année. L’an passé, Yassine Touhami avait joué le tournoi en amateur. Cette fois, la pression n’est plus la même : « Maintenant, je joue pour gagner ma vie, chaque coup joué n’a plus la même importance. »